




La matière première
le négatif (la plaque de verre), sur lequel se trouve le cliché dont on désire faire un tirage.
L'agrandisseur: c'est l'appareil permettant d'exposer le film sur un papier photosensible. Il est muni d'un objectif d'agrandissement.
Le papier :
il existe plusieurs sortes de papier selon les caractéristiques du négatif et les goûts (baryté, multigrade, rendu froid, normal, chaud, etc.).
Lampe inactinique:
il s'agit d'une lampe spéciale (jaune-vert ou rouge pour certains cas spéciaux) qui ne diffuse pas de lumière qui exposerait le papier photosensible. Sans elle, l'opérateur serait condamné à réaliser presque toutes les étapes du développement dans le noir absolu.
C'est l'étape où le négatif (plaque de verre) est traversé par un rayon de lumière qui va ensuite frapper le papier. C'est aussi l'étape où tout le sens artistique du photographe s'exprime: choix du cadrage, des masquages, des papiers, etc. Il ne faut surtout pas la réduire à une simple opération technique.
Pour qu'une exposition soit réussie, il faut considérer plusieurs facteurs :
L'ouverture :
l'objectif de l'agrandisseur se règle tout comme l'objectif d'un appareil photo
Le temps d'exposition :
se limite en générale à quelques secondes, mais l'utilisation de négatif ancien nécessite souvent un temps d'exposition à la lumière beaucoup plus important (quelques fois plusieurs minutes)ce qui en complique sa réalisation
Les grades :
déterminés par des filtres pour les papiers dit "à contraste variable" - servent à intensifier ou diminuer le contraste de la plaque de verre (film).
Les masques :
il est généralement nécessaire d'exposer différemment certaines zones de l'image : "retenir" par exemple, les ombres, et exposer plus longtemps les hautes lumières, pour restituer sur le papier tous les détails enregistrés sur le film. On peut utiliser pour cela des masques (petits ronds ou ovales de carton au bout d'un fil de fer, ou au contraire feuilles de carton percées d'un trou), et bien entendu les mains, comme pour des ombres chinoises.
Le révélateur est une solution liquide dans lequel on plonge le papier photosensible afin que l'image se révèle.
Sortie du révélateur, l'image passe dans un bain de rinçage acide (eau + acide acétique ou vinaigre). Il s'agit simplement d'arrêter la réaction de développement et d'économiser le bain de fixage.
Il s'agit d'éliminer les grains d'argent encore sensibles, toujours présents sur le papier. Fixage dans un révélateur rapide (hyposulfite d'ammonium). Durée : 30 secondes.
Ne pas oublier un lavage très soigneux (s'il s'agit de papiers barytés: minimum 45 minutes), à l'eau courante et à une température minimum de 16 °C.
En fonction du papier utilisé, les techniques diffèrent.:
- il suffit soit de les poser à plat sur une surface absorbante, ou de les suspendre sur un fil à l'aide de pinces spéciales (Papier plastifié) ; soit les empiler entre des feuilles absorbantes sous un poids important (une grosse encyclopédie par exemple). (Papier baryté).
L'idéal étant de disposer d'une presse à chaud.
La repique est l'action qui consiste à corriger les défauts mineurs d'un tirage (exemples : poussières, fils, etc). Cette opération s'effectue à l'aide d'un crayon noir sur les papiers barytés.